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Communiqué de presse

 

Paris, le 7 juin 2016

 

 

LSST : le Laboratoire de physique corpusculaire de Clermont-Ferrand pose un jalon essentiel du futur super télescope

 

C'est au beau milieu des Andes chiliennes, à 2 700 m d'altitude sur la montagne du Cerro Pachon, que sera installé le Large synoptic survey telescope (LSST). Mais c'est en France, au Laboratoire de physique corpusculaire de Clermont-Ferrand (LPC Clermont) notamment, que se construit chaque jour une partie de ce super télescope qui va cartographier l'Univers. Un élément essentiel du projet, le banc de test mécanique du changeur de filtres du LSST, sera inauguré le 17 juin 2016.

 

D'un diamètre de 8,4 mètres et équipé de la plus grande caméra digitale jamais construite, le LSST va entreprendre en 2022 un relevé du ciel jamais réalisé auparavant : ce sera le plus rapide, le plus profond et le plus vaste qui soit. Une technologie de pointe qui va permettre de réaliser une cartographie du ciel austral et permettre de peut-être résoudre l'un des plus grands mystères de l'univers : celui de l'énergie noire, responsable de l'accélération de l'expansion de l'univers. Grâce au LSST, la structure même de l'univers sera mieux comprise et mesurée à grande échelle. On parviendra ainsi à déterminer la position de 10 milliards de galaxies et on disposera d'un véritable film de l'univers répertoriant l'ensemble des mouvements des objets célestes durant les dix années d'exploitation.

Au sein de ce projet international1 porté par les Etats-Unis, la France, représentée par l'IN2P3 du CNRS, contribue en particulier à la construction d'éléments de la caméra et à l'exploitation des données.

 

Vue d'artiste du téléscope à l'intérieur de sa coupole
© Todd Mason, Mason Productions Inc. / LSST Corporation


La complexité de ce projet réside dans la construction d'un instrument ultra performant et capable de fonctionner pendant dix ans avec un minimum d'intervention humaine. Avec ses 3,2 milliards de pixels2 et son balayage complet du ciel austral toutes les trois nuits, la caméra du LSST va devoir prendre des images d'une extrême qualité de façon à repérer et mesurer les objets célestes les moins lumineux, et ce avec un minimum de temps de pose. Afin de répondre aux exigences du programme de recherche, la caméra sera équipée d'un changeur de filtres automatisé, robuste et très rapide qui permettra de prendre chaque image du ciel dans six bandes optiques différentes en un minimum de temps.

Situé sur le campus universitaire des Cézeaux, le LPC Clermont-Ferrand a la charge de la conception, la réalisation et la mise en œuvre d'un élément essentiel du projet : le banc de test mécanique, élément central du prototype du changeur de filtres sur lequel seront réalisés les tests. Formé d'un support permettant de balayer toutes les positions angulaires du télescope, le banc mécanique déployé au LPC a nécessité près de 12 000 heures de travail, depuis sa conception jusqu'à sa fabrication. Il permettra de mettre à rude épreuve le prototype du changeur de filtres afin de garantir son efficacité et sa robustesse, avant l'installation du dispositif définitif au Chili.

Inauguré le 17 juin dans le hall de l'Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture (IRSTEA), le banc de test mécanique du changeur de filtres du LSST représente donc un jalon essentiel dans la construction de ce super télescope.

 

Les laboratoires et centres de recherche impliqués dans le projet :

  • Laboratoire de physique corpusculaire de Clermont-Ferrand (LPC, CNRS/Université Blaise Pascal)
  • Laboratoire Astroparticule et cosmologie (APC, CNRS/CEA/Université Paris Diderot/Observatoire de Paris)
  • Centre de calcul de l'IN2P3 (CC-IN2P3, CNRS), à Villeurbanne
  • Centre de physique des particules de Marseille (CPPM, CNRS/Aix Marseille Université)
  • Laboratoire de l'accélérateur linéaire (LAL, CNRS/Université Paris Sud)
  • Laboratoire des matériaux avancés (LMA, CNRS) à Villeurbanne
  • Laboratoire physique nucléaire et hautes énergies (LPNHE, CNRS/Université Pierre et Marie Curie/Université Paris Diderot)
  • Laboratoire de physique subatomique et cosmologie (LPSC, CNRS/Université Grenoble Alpes)
  • Laboratoire univers et particules de Montpellier (LUPM, CNRS/Université Montpellier)
  • Laboratoire d'Annecy-le-Vieux de physique des particules (Lapp, CNRS/Université Savoie Mont Blanc)

 

Notes

1 Une quinzaine de pays contribuent au projet LSST. Mais hormis les Etats-Unis, seuls la France et le Chili contribuent à la construction de l'instrument.

2 Soit l'équivalent de 200 appareils photos de 16 mégapixels chacun.

 

Pour en savoir plus

 

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